L’arrêté permettant d’adapter le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a été publié le 26 août 2025 au Journal officiel.
Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE a évolué : concrètement, le coefficient de conversion de l’électricité, anciennement fixé à 2,3, est abaissé à 1,9.
Cette évolution vise à corriger une inégalité de traitement pénalisant l’électricité, énergie fortement décarbonée, au profit du gaz ou du fioul importés.
Elle permet d’améliorer le DPE de certains logements chauffés à l’électricité. Aucun logement ne verra son étiquette baisser.
Elle a pour conséquence la sortie d’environ 850 000 logements (sur la base des chiffres au 1er janvier 2023) du statut de passoire énergétique (classe F ou G du DPE) parmi les 4,8 millions de passoires que comptait le parc de résidences principales à cette date.
Cette décision favorise également un ciblage plus efficace des aides à la rénovation énergétique vers les logements chauffés aux énergies fossiles.
En permettant un gain d’étiquette plus important, cette évolution du DPE encourage les propriétaires à remplacer leur chaudière fossile par une pompe à chaleur, une solution décarbonée et efficace énergétiquement pour chauffer et climatiser les bâtiments.
Tous les DPE ou audits énergétiques édités à partir du 1er janvier 2026 intégrent automatiquement le nouveau coefficient.
Les DPE édités en 2025 et avant resteront valables et pourront, le cas échéant, être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, sur le site internet de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe.

